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Elle se détache tel un signal dans la plaine...

Il y a à Beaumes de Venise, au pays des Dentelles de Montmirail, une chapelle dont le clocher attire l’oeil lorsqu’on passe tout près de la cave coopérative sur la route qui mène à Vacqueyras.
C’est la chapelle Notre Dame d’Aubune qui était déjà là il y a mille ans (je trouve que dire les choses de cette façon parle plus que de parler en siècle).
Malgré tout, le chevet date du XIème et le clocher du XIIème, la chapelle est classée aux monuments historiques car c’est un des plus beaux exemples d’art roman provençal.

Pour vous y rendre...

Notre Dame d’Aubune est à flanc de colline. Certains érudits affirment qu’avec cette position, il lui fallait une tour élevée pour « qu’elle puisse se détacher tel un signal dans la plaine ».

Approchons-nous ! Pour y aller, il existe une toute petite route depuis le village ou juste après le rond-point de la cave. C’est facile elle est en dessous du « rocher du diable » et des « grottes d’Ambrosys ».

Ce fameux clocher, parlons-en. Il est élancé avec de grandes ouvertures horizontales, il se termine par une toiture à 4 pans. Sur un plan architectural, il est admirable par sa décoration « à l’antique » avec ses pilastres, colonnettes cannelées et ses chapiteaux à feuilles d’acanthe.

Après il y a une contine que l’on raconte dans le coin et qui dit : « seize baies et quinze cent cloches » dont il faut comprendre à mon avis qu’il y a 16 baies (ouvertures à raison de 4 par côté) et quinze de ses baies n’ont pas de cloches…

Notre Dame d’Aubune est probablement plus ancienne que le XIème siècle, une légende raconte qu’elle aurait été édifiée par Charlemagne ou Charles Martel pour commémorer une victoire sur les Maures qui « résistaient » dans les Dentelles toutes proches. La même légende raconte aussi que le Diable, mécontent de cette construction voulut l’écraser d’une énorme pierre. Heureusement la Vierge de sa quenouille bloqua le rocher qui reste depuis en équilibre au dessus.
Il n’en reste pas moins qu’à cet endroit jaillit une source vénérée des romains, que des fouilles mirent au jour une épitaphe de la tombe d’une jeune chrétienne de l’an 485 et que lors de l’élargissement de la route de Vacqueyras, une fosse fut mise à jour et que les ossements furent identifiés comme ceux des combattants du « cimetière des Sarrazins ».

Si un jour vous passez par là, levez les yeux, si vous pouvez faites un petit arrêt et pensez à compter les baies et les cloches…
Il y a parfois des visites de l’intérieur et ça d’ailleurs j’aimerais bien le faire, voyez l’office de tourisme pour connaître les dates. Elle est aussi belle le jour que la nuit…

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